Paraquat soutient les TCS au Sichuan

Un article a été publié le 9 octobre 2006, intitulé “L'histoire du Gramoxone et du travail du sol simplifié au Sichuan” (en mandarin) dans le magazine SanNong online. Rédigé par Chen Hongbo l'article décrit de manière détaillée le processus par lequel les producteurs du Sichuan sont passés pour découvrir et réussir à mettre en oeuvre les techniques culturales simplifiées avec l'aide de paraquat.

L'intégration des techniques culturales simplifiées utilisant paraquat a permis aux paysans de cette province de réduire les coûts, la main-d'oeuvre et les précieuses ressources en eau de façon significative. En même temps cela leur a permis d'obtenir des rendements plus élevés et de pratiquer la rotation des cultures, même en conditions difficiles lors de la saison des pluies. Ceci leur a aussi permis d'accroître leur revenu.

Paraquat soutient les techniques culturales simplifiées au Sichuan, Chine

Colza repiqué dans un champ à pratiques simplifiées,  Shifang, province du SichuanLe Sichuan jouit d'un climat unique dû à la topographie inhabituelle et variée de la région et de l'influence d'une climatologie variable. En hiver, le climat du Sichuan est sec avec peu de précipitations. Il y a des précipitations abondantes au Sichuan d'avril à octobre, mais dans l'ouest de la province, la saison des pluies est de mai à septembre. Ce climat rend la rotation des cultures difficile lorsqu’on utilise des méthodes conventionnelles. Le travail du sol conventionnelDéfinition Travail du sol sur toute la surface de la parcelle qui est effectué avant et/ou pendant le semis. Il n'y a pas plus de 15 % de couverture du sol (résidus) après le semis. Ces techniques font en général appel au labour ou à de nombreux passages de machines. Des produits phytosanitaires et/ou le travail du sol entre les rangs permettent de lutter contre les mauvaises herbes. Documents de références et ressources en ligne http://www.fao.org/News/2000/000501-e.htm Un article publié par la FAO abordant les problèmes du labour et les avantages de l’agriculture de conservation. entraîne le sol et en réduit la capacité de filtrage – il peut également provoquer un retard de plantation et des pertes de rendement.

Avec l'aide de paraquat et des techniques culturales simplifiées, les paysans peuvent gérer leurs cultures avec plus d'efficacité et s'assurer de pouvoir planter et récolter en une seule saison.

L'histoire des techniques culturales simplifiées et du paraquat

Les paysans du comté de Meishan, province du Sichuan, n'avaient pas entendu parler d'agriculture durableDéfinition Gestion et conservation des ressources naturelles et orientation des changements technologiques et institutionnels permettant aux terres agricoles de continuer à produire pour les générations présentes et futures. L’agriculture durable préserve les sols, l'eau, les ressources phytogénétiques et zoogénétiques et ne dégrade pas l'environnement ; elle est techniquement appropriée, économiquement viable et socialement acceptable. Ce concept repose sur la satisfaction des besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. La bonne gestion des ressources humaines et naturelles est donc d’une importance capitale. Documents de références et ressources en ligne http://www.nal.usda.gov/afsic/pubs/agnic/susag.shtml Le site d’information sur les systèmes agricoles alternatifs du Département de l'agriculture des États-Unis. avant 1982. Les conseillers techniques et les paysans ont commencé à réfléchir à de nouvelles façons de cultiver car ils rencontraient de grosses difficultés à labourer lors de la saison des pluies. Après avoir remarqué une croissance et un rendement accrus de quelques cultures sur une bordure non labourée, ils ont essayé une rotation de blé dans un champ non travaillé. Cet essai fut une grande réussite lors de la première année et il fut reconduit l'année d'après. Mené par Lei Nongtian et Fang Shu’un, qui sont maintenant vice président et vice directeur du Congrès du Peuple du comté de Meishan, le projet de culture sans labour fut autorisé par les autorités locales et le comté de Meishan est devenu le site de démonstration pour le non-labourDéfinition Également connu sous le nom d'agriculture de conservation ou de zéro labour. C'est une façon de cultiver les plantes d'une année à l'autre sans déranger la parcelle par un travail du sol qui utilise des outils montés sur un tracteur. Documents de références et ressources en ligne http://www.no-till.com/index.htm Un portail d’informations en ligne sur le non-labour. au Sichuan.

Atelier de TCS au Sichuan 5 mai 2005A la fin des années 1980 lorsque les techniques sans labour devenaient de plus en plus populaires, la lutte contre les mauvaises herbes devint un obstacle majeur aux augmentations de rendement. Deux méthodes de désherbage étaient disponibles à cette époque : le désherbage manuel et les herbicides. Comme aucun herbicide approprié était disponible, des inconvénients sont apparus, par ex. mauvaise sélectivité, spectre d'activité restreint, mauvaise efficacité ou effets résiduels inacceptables.

Le Centre de Protection des Plantes du Sichuan et d'autres centres de recherche agricoles ont commencé à passer en revue différents herbicides afin de trouver une solution. Un soutien financier et technique ont été fournis par Syngenta et l'herbicide non sélectif paraquat est apparu comme le meilleur choix dans les systèmes de non-labour. Plusieurs essais ont confirmés que paraquat avait les avantages suivants : très bonne efficacité, bonne tenue à la pluie, large spectre d'activité sur les adventices, désactivé au contact avec le sol (pas de résidus dans le sol), sélectif des cultures en rotation, etc. L'utilisation de paraquat a également permis aux paysans de mener leur culture dans les temps et de minimiser les effets néfastes dus à la pluie. Paraquat a ensuite été beaucoup utilisé dans la rotation du colza et du blé avec le riz.

Entretemps, Syngenta [le principal fabricant du paraquat] s'est dévoué pour expliquer et promouvoir les techniques culturales simplifiées en utilisant le paraquat. En collaboration avec des centres de protection des plantes à différents niveaux, Syngenta a mis en place des formations pour que les paysans utilisent le paraquat correctement dans les systèmes de culture simplifiée grâce à des essais sur le terrain et du soutien technique. Fang Shu’un, le précédent responsable du Bureau de l'Agriculture, désormais vice directeur du Congrès du Peuple du District de Dongpo, Meishan City, est d'avis que le désherbage était vital pour pour le non-labour. Gramoxone, Gramoxone Plus et Preglone* sont le choix idéal car ils ont des caractéristiques uniques de bonne tenue à la pluie, large spectre d'activité sur les adventices, excellente efficacité, sélectifs des cultures et sans résidus dans le sol, ce qui correspond bien aux climats locaux. Un chant traditionnel à propos du non-labour et de paraquat a même vu le jour. Il décrit l'importance de paraquat dans le non-labour et les avantages pour les paysans.

Depuis lors (depuis 1995) les techniques de travail du sol simplifiées se sont développées rapidement au Sichuan car le problème principal du désherbage était résolu. De 200 000 ha, la surface dédiée aux techniques culturales simplifiées s'est accrue pour atteindre 840 000 ha de nos jours et la technique s'est étendue à d'autres régions et cultures (également les légumes, le taro, l'ail, le maïs et les haricots).

Les avantages des systèmes de non-labour

Les paysans locaux soulignent 5 principaux avantages :

  1. Economies de main-d'oeuvre, de temps et de coûts et des rendements accrus
  2. Diminue la pénibilité du travail en conditions humides et minimise le tassement du sol
  3. Lutte efficacement contre les adventices et les maladies dans les champs
  4. Augmente le taux de matière organique et améliore la qualité du sol
  5. Apprentissage et mise en oeuvre faciles

D'après les conseillers agricoles, les TCS favorisent également :

  • de précieuses économies en eau,
  • un semis des cultures dans les temps (le repiquage du riz peut avoir lieu 7 à 10 jours plus tôt qu'avec des méthodes conventionnelles)

Le revenu des paysans pourrait être augmenté de RMB 60-70 (8-9 US $) grâce aux augmentations de rendement et les réductions de coûts.

Leçons à tirer de l'expérience terrain : la technique de la plantule jetée dans des champs de riz de Shifang, Sichuan (à gauche) comparée à la culture de riz conventionnelle et consommatrice de main d'oeuvre (à droite)

Il est intéressant de noter que le paraquat dans les systèmes de non-labour permet aux paysans sichuanais de bénéficier de tous ces avantages malgré des conditions de culture difficiles.

Lire des études de cas montrant les effets de l'utilisation de paraquat dans des systèmes de non-labour dans le monde, ici.

* Gramoxone, Gramoxone Plus et Preglone sont des noms commerciaux de produits à base de paraquat.

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Le panic pied de coq développe une résistance

Le panic pied de coq rejoint la liste des mauvaises herbes résistantes aux herbicides qui posent problème en Australie. Le paraquat est encore et toujours une bonne solution d'avenir.

Le panic pied de coq développe une résistance

La résistance au glyphosate a été décrite pour la première fois en Australie en 1996 sur un site dans l'état de Victoria. Depuis, il y a eu un certain nombre d'autres endroits où l'on a recensé de la résistance au glyphosate. Jusque là, on avait seulement signalé que des populations d'ivraie raide étaient résistantes au glyphosate en Australie. Le registre de résistance au glyphosate contient de l'information à propos de toutes les populations d'adventices résistantes au glyphosate présentes en Australie. Le registre est géré par Dr Chris Preston du Département « Plant & Food science » à l'Université d'Adelaïde.

Dans un article de presse daté du 29 janvier 2007 le Département des Industries Primaires (DPI) a émis une alerte indiquant qu'une des mauvaises herbes les plus prolifiques de l'état a développé une résistance au glyphosate.

Les herbicides sont une des dernières armes que les producteurs peuvent utiliser pour lutter contre le panic pied de coq (Echinochloa crus-galli), qui entre en concurrence avec les cultures de printemps et les jachères. Un plant de panic peut produire jusqu'à 42 000 graines. Mature, il pousse plus haut que le riz, ce qui fait qu'il entre en concurrence avec lui pour des ressources telles que la lumière du soleil et les nutriments du sol. Il sert également de plante-relais pour le virus tungro (RTD) et la Jaunisse nanisante du riz (RYD) ainsi que pour les ravageurs du maïs.

Le panic pied de coq peut réduire les rendements de maïs de 20%. Le technicien spécialiste du DPI en matière d'adventices, Andrew Storrie, explique que les producteurs ont épuisé les solutions en matière de lutte contre certaines plantes adventices qui développent désormais une résistance aux principaux herbicides : "Il reste peu d'options possibles aux producteurs puisqu'il y a déjà de la résistance aux herbicides du groupe aux modes d'action A, B et C à l'étranger, et une population au nord du New South Wales qui est résistante à l'atrazine - le groupe C. "

Mr Storrie a également souligné que les producteurs devraient agir maintenant s'ils veulent pouvoir lutter contre le panic pied de coq à l'avenir, car cette adventice possède des graines qui survivent longtemps et elle se développe rapidement.

"Appliquez une forte dose de paraquat ou de SpraySeed® - une seconde application peut s'avérer nécessaire si les plantes sont grandes – et poursuivez la lutte contre les repousses jusqu'en fin de saison.”

Lire l'article complet publié par DPI ici

NB : Sprayseed® est un produit commercial contenant du paraquat et du diquat, deux substances actives de la même famille chimique.