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Paraquat dans le riz paddy en Chine
L'an dernier, le Centre d'Information sur le Paraquat a publié un article sur la bonne utilisation de paraquat dans les systèmes de non-labour au Sichuan. Cet article est désormais soutenu par les observations de Fang Shu-An lui même tel qu'il le décrit ci-dessous.
Le riz paddy, le blé et le colza sont les cultures les plus importantes de la région de Leshan, dans la Province de Sichuan, au sud-ouest de la Chine, et le riz paddy cultivé en rotation avec soit du blé ou du colza est la pratique la plus courante dans cette région. Une étude sur la technique du non-labour dans ce type de rotation a été initiée en 1983. Des techniques de non-labour ont été mise en oeuvre dans la région de Leshan suite à des essais et des démonstrations sur le terrain qui ont eu lieu pendant de nombreuses années. Cette pratique couvre désormais 335 000 hectares de la surface totale cultivée et elle utilisée à plus de 85% dans la région.

Paraquat et les techniques de non-labour permettent de minimiser l'érosion du sol et améliorent la productivité pour les maïsiculteurs dans le nord du Vietnam. Le maïs est un plante cultivée importante pour les vietnamiens - en particulier pour ceux qui vivent dans la zone montagneuse du nord-ouest. 180 000 hectares de maïs sont cultivés dans des parcelles sur les collines pendant la saison des pluies.
Les méthodes agricoles traditionnelles mais consommatrices de temps telles que l'“agriculture sur brûlis” limitent le nombre de cultures à une par an et elles s'accompagnent souvent de faibles rendements ainsi que d'une forte érosion du sol.
Paraquat appliqué avant plantation et entre les rangs réduit l'érosion du sol de 34% et permet de réduire la durée de la culture de plus de 20 jours par saison*. Cela représente une économie de VND **750 000 par ha en coûts de main d'oeuvre comparé aux méthodes de désherbage manuel.
L'érosion est influencée par plusieurs facteurs comprenant la pente, les précipitations, les résidus en surface, la texture du sol, et les méthodes de travail du sol.

Les programmes de démonstration sur le terrain au Bengale occidental démontrent que l’utilisation du paraquat et la technique du semis direct (sans labour donc) pour le riz irrigué améliore la production des rizières en Inde. La première réaction des riziculteurs a été extrêmement sceptique mais voir, c’est croire… et la réponse des responsables gouvernementaux a été extrêmement positive.
Le paraquat et le semis direct apportent une solution qui réduit les coûts au minimum et le nombre de jours requis pour la riziculture au Bengale occidental.
«La réduction des coûts au minimum couvre les frais de labour, qui avoisine les 2250-3000 roupies», a déclaré M. Tapas Kundu, District Plant Protection Officer, North 24 Parganas, pour le ministère de l’agriculture du gouvernement du Bengale occidental. Et de poursuivre: «En principe, la transplantation du riz requiert de 12 à 14 jours pour la préparation des terres, dont un ou deux jours de labour et huit à dix jours de délai d’attente pour permettre aux mauvaises herbes de se décomposer avant le labourage final et la préparation de la rizière.

Le paraquat permet d’accélérer la production des maraîchers de la région de Guandong (Chine). Cette étude de cas se fonde sur un article rédigé par M. Shen Shu Ping de l’université agronomique du Sud de la Chine et publié dans un journal chinois consacré aux pesticides
Dans la région chinoise de Guandong, il y a un million d’hectares de légumes de première qualité et on cultive jusqu’à huit fois par an sur la même terre. Dans cet environnement de culture intense, il est essentiel de procéder à une rotation rapide des cultures afin de permettre aux agriculteurs de maximaliser leur production.
Pour ce faire, il faut qu’après la récolte, les mauvaises herbes et les impuretés soient rapidement éliminées et que la culture suivante soit semée ou plantée en l’espace de quelques jours. Dans ces conditions, il n’est donc pas surprenant de voir que le paraquat est utilisé pour plus de 40 % de la zone maraîchère de la région de Guandong.
Les maraîchers de cette région utilisent le paraquat de différentes manières. Tout d’abord, il est pulvérisé comme traitement de prélevée.

Le paraquat permet de planter du riz dans des terres actuellement improductives et réduit le délai entre les cycles de riziculture en Indonésie.
La population indonésienne croît à un rythme de 2 % par an et le gouvernement du pays tente d’atteindre l’autarcie dans la production de riz afin de la nourrir. Les responsables politiques espèrent y parvenir en rendant cultivables des terres qui ne le sont pas actuellement (comme les zones intertidales du Kalimantan) et en augmentant chaque année le nombre de récoltes.
Le paraquat accroît la quantité de terres cultivables
Il y a actuellement 1 million d’hectares de rizières intertidales, principalement dans le Kalimantan, mais le potentiel avoisine les 10 millions d’hectares. Environ 60 % de cette région sont influencés par les marées. Des inondations se produisent lorsque la marée haute forme une barrière pour les fleuves qui tentent de rejoindre la mer et qui submergent alors les terres d’eau douce mais quelque peu saumâtre.

Ces articles décrivent des exemples spécifiques de la manière dont le paraquat est utilisé et présentent de nouvelles utilisations dans les systèmes d’agriculture durable.
Ce sont des témoignages d’agriculteurs qui démontrent comment leurs familles et leurs exploitations peuvent tirer avantage de l’utilisation du paraquat.

Le paraquat est l’un des herbicides le plus utilisé au monde. Il est commercialisé par Syngenta au niveau mondial sous le nom de Gramoxone. La liste des autres noms commerciaux sous lesquels le paraquat est disponible peut être consultée ici.
Le paraquat est utilisé dans plus de 100 pays pour préparer le sol avant le semis ou lutter contre les mauvaises herbes sur plus d’une centaine de cultures, dont les principales cultures vivrières : maïs, riz, soja, blé, pommes de terres ; les principaux fruits : pommes, oranges, bananes ; les plantes stimulantes : café, thé, cacao et les cultures industrielles : coton, palmier à huile, canne à sucre et caoutchouc.
Cette section présente les cultures pour lesquelles le paraquat est un outil de production essentiel. Elle propose une sélection d’études de cas qui illustrent, sur des systèmes de culture très différents les uns des autres, les avantages à utiliser le paraquat.
Les fiches descriptives sur les cultures indiquent le lieu où la plante est cultivée et ses usages ainsi que les méthodes de production ; elles décrivent les adventices, maladies et insectes ravageurs rencontrés.

En septembre 2008, à l’issue d’une étude menée par le Comité d’évaluation toxicologique de Thaïlande, la vente de paraquat a été prolongée dans ce pays. Le paraquat sera donc soumis à la nouvelle procédure de renouvellement d’homologation.
Depuis mai 2009, la procédure de renouvellement d’homologation n’a pas encore été définitivement approuvée par le Ministère de l’agriculture et les coopératives, mais le paraquat a été inclus dans la première phase du programme de révision qui a débuté en juillet 2009. L’homologation actuelle expirera en août 2011.
Suite à une révision majeure du système d’homologation concernant les produits phytosanitaires, le Ministère doit étudier près de 27 000 dossiers de renouvellement d’homologation.

Un article a été publié le 9 octobre 2006, intitulé “L'histoire du Gramoxone et du travail du sol simplifié au Sichuan” (en mandarin) dans le magazine SanNong online. Rédigé par Chen Hongbo l'article décrit de manière détaillée le processus par lequel les producteurs du Sichuan sont passés pour découvrir et réussir à mettre en oeuvre les techniques culturales simplifiées avec l'aide de paraquat.
L'intégration des techniques culturales simplifiées utilisant paraquat a permis aux paysans de cette province de réduire les coûts, la main-d'oeuvre et les précieuses ressources en eau de façon significative. En même temps cela leur a permis d'obtenir des rendements plus élevés et de pratiquer la rotation des cultures, même en conditions difficiles lors de la saison des pluies. Ceci leur a aussi permis d'accroître leur revenu.
Paraquat soutient les techniques culturales simplifiées au Sichuan, Chine
Le Sichuan jouit d'un climat unique dû à la topographie inhabituelle et variée de la région et de l'influence d'une climatologie variable. En hiver, le climat du Sichuan est sec avec peu de précipitations.

Des preuves supplémentaires concernant les avantages de paraquat ont été révélées lors du 4ème congrès de la Communauté de malherbologie d'Asie-Pacifique (APWSS) à Ho Chi Minh en novembre 2005. Les résultats d'une étude ont montré que les techniques culturales simplifiées en riziculture utilisant paraquat ont permis de réduire de façon significative les émissions de méthane.
L'étude, intitulée “Les effets de l'alimentation en eau et de la gestion du sol sur les émissions de méthane (CH4) d'un champ de riz” est issue d'une collaboration entre le centre de Recherche-Développement (R-D) de Syngenta, à Cikampek et le centre de recherche agricole et environnemental, à Jakenan, en Indonésie. Syngenta est le principal fabricant du paraquat.
Les données collectées sur le terrain pendant cette étude, qui a duré un an, ont permis d’analyser les effets de différents systèmes d'arrosage et également de différents systèmes de travail du sol.